Un grand projet qui commence...

Projet artistique de construction de deux belvedères sur le site de la carrière à Fégréac
et sur le site du château de Rieux

L'historique
   
visionnez la présentation du projet (durée 3mn)

En 2002, un belvédère léger fut construit sur la Carrière. Il permettait d’avoir une vue exceptionnelle sur la vallée de la Vilaine et bien des visiteurs l’ont utilisé. Il a été fréquenté par beaucoup de gens du pays, venant parfois de loin, car c’était le seul belvédère sur la vallée de la Vilaine entre Redon et la Roche Bernard ." Il n’y a pas dans le pays d’endroit mieux préparé pour faire des signaux et en recevoir " *
nous avons dû le démonter pour mettre en sécurité la falaise rocheuse en haut de laquelle il était érigé.

         
                       
         
pour en savoir plus
(durée 15mn)
     
                           
 
Le projet
 
 

L’idée nous est alors venue de faire appel à Nicolas Polissky pour imaginer une oeuvre monumentale composée de deux belvédères, un sur la falaise de la carrière et un sur le chateau de Rieux de l'autre côté de la Vilaine en même temps et dans les mêmes conditions : répondant aux normes de sécurité, d’une certaine pérennité, d’un coût le plus faible possible et construits, du moins en partie, par des bénévoles.

En février 2010 puis en septembre 2011, invité conjointement par la commune de Rieux et l'association la carrière Nicolas Polissky a élaboré les bases de ce double projet.

 
     

Le château de Rieux et le site de la carrière sont deux très vieilles relations puisqu’ils étaient les deux places fortes protégeant le passage à gué sur la Vilaine à l’époque romaine ; ils faisaient partie de la même ville : Durétie et, plus tard, du domaine des seigneurs de Rieux qui s’étendait aussi sur Fégréac.

* Bulletin de la Société archéologique de Nantes 1887 p. 8

         
 
     
       
               
L'artiste Nicolas POLISSKY
   

Né en 1957, il est d'abord peintre, puis il évolue vers des oeuvres collectives, notamment avec le mouvement Mit’ki entre 1989 et 1999.

A partir de 2000, il construit directement de grandes oeuvres dans le paysage notamment dans la période où il s’installe pour travailler à Nikola Lenivets, à 250 km de Moscou. “J’ai compris que la peinture ne m’apportait plus ce que je recherchais. En dessinant et en peignant cet espace, j’ai su qu’il me fallait travailler de façon concrète dans ce lieu bien réel, que c’était là mon atelier, mon laboratoire. Il me semble que l’art contemporain est trop éloigné du spectacle de la nature, qu’il est trop élitiste. Il s’est enlisé dans des questionnements typiquement urbains.”

C’est là qu’il fait ses “Bonhommes de neige” (avec Konstantin Batynkov et Sergey Lobanov), il les commence avec des habitants des environs qui les poursuivent sans lui pour en produire une armée de 350. Il réalise alors que les gens ont une faculté créative.

La saison suivante, il entreprend de faucher un pré au bord de l’Ugra et de mettre le foin en meule, mais une grande meule qui attirait le regard de tout le monde ; il y eut 100 participants qui ont compris qu’ils réalisaient plus qu’une meule. Ainsi les grands ouvrages se sont succédés, prétextés au départ par des intentions simples comme le défrichage, l'exploitation de bois, mais où le rangement prend une dimension démesurée comme une folie.
Nicolas Polissky utilise généralement les matériaux du site qu’il met en forme selon des techniques traditionnelles, d’autant mieux qu’il a découvert parmi ses voisins ruraux des gens très adroits, ayant cultivé des vieux savoirs-faires en matière de construction et de pratiques paysannes.

     
 
Et si cette oeuvre devenait un peu la vôtre?
   
 

Le projet repose sur un financement public conséquent, mais que nous devons impérativement compléter par des fonds propres.
La Carrière a toujours accordé une place prépondérante à la participation collective jusque là, essentiellement par le bénévolat.
Cette souscription offre une nouvelle forme de paricipation pour les personnes déjà impliquées ou désireuse de le devenir.

Participez à cette Oeuvre collective.
Vos dons ouvrent droit à la réduction d'impôt de 66% (par exemple, un don de 100€ ne vous coute que 33€ si vous êtes imposable)

   
       
                 
                 
 
je fais un don
 
               

Il ne se prétend ni élitiste, ni populaire et pense qu’il ne faut pas se satisfaire d’une reconnaissance locale, mais que son groupe a besoin d’être reconnu par le milieu artistique. Il continue donc d’exposer ses réalisations à Moscou, en Allemagne, aux USA et ailleurs.

Aujourd’hui, Nicolas Polissky a monté un atelier de fabrication à Nikola Lénivets où ses compagnons viennent régulièrement travailler. Ils voyagent aussi dans d’autres pays pour réaliser des ouvrages pendant quelques semaines : Digne, le Luxembourg, Miami, Dunkerque. Nicolas Polissky fait vivre 10 à 15 familles en permanence, sans subventions. Par contre, ils reçoivent parfois des dons des mécènes.

En 2006, il participe au Projet du Festival Archstoyanie à Nikola-Lenivets avec des architectes russes. C’est une présentation d’oeuvres généralement construites sur place par des artiste invités qui s’étend sur une trentaine d’hectares de prés et de bois.
En 2008, il représente la Russie lors de la 11 ème Biennale Internationale d’Architecture de Venise.

Gabriel Chauvel a été invité en mai 2009 par un groupe d’anciens étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage, l’Atelier 710, à participer à la réalisation d’une extension du parc Archtoyanie, c’est là qu’il a rencontré Polissky et a eu l’occasion de travailler avec certains de ses compagnons.

http://www.polissky.ru/fr/

         

retour à l'accueil